Les conférences passées

Inaugurée en décembre 2020, l’Université populaire permanente (UPP) a déjà permis d’aborder de nombreux sujets. Pour la programmation 2022, n’hésitez à faire part des thématiques et/ou des intervenants qui vous intéressent en nous écrivant à l’adresse suivante : kremlinois@ville-kremlin-bicetre.fr.

Le 8 décembre 2020, c’est-à-dire à la veille du 115ème anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État, la Ville a organisé une conférence-débat sur le thème : La République assure la liberté de conscience : qu’est-ce que la laïcité ?

Retransmise en direct sur le site de la ville et sur son compte Facebook, la conférence était conduite par Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS et historien spécialiste des questions de citoyenneté et d’immigration et Ghislaine Hudson, proviseure honoraire du lycée Darius-Milhaud et médiatrice de l’Éducation nationale. Tous deux ont été membres de la commission Stasi, qui avait été chargée en 2003 par le Président Jacques Chirac de réfléchir à la façon de faire vivre la laïcité à notre époque.

À l’issue de leur intervention, les deux conférenciers ont répondu aux questions que les Kremlinois ont pu leur poser via le compte Facebook de la ville.

Le débat relatif à la 5G, qui permettrait d’échanger sans temps de latence 14 à 20 fois plus de données que l’actuelle 4G, s’enflamme. Il se cristallise, notamment, autour des problématiques environnementales et sanitaires que soulève cette nouvelle technologie.

Alors que la 5G va d’abord servir à avoir une communication ultra-rapide entre les objets connectés, son utilité absolue est remise en cause car cette fois-ci, elle n’a pas pour but d’améliorer les performances de nos smartphones.

En effet, cette nouvelle technologie doit permettre de développer notamment les smart cities par le biais de parkings connectés, d’éclairage public intelligent ou encore favoriser les maisons connectées (frigidaires, télés, ordinateurs, machines à café connectées). Avec plus de 30 milliards d’objets connectés dans le monde actuellement et une augmentation de 20% tous les ans, quels sont les enjeux pour la 5G ?

Se pose également la question de la souveraineté numérique et de la protection des données personnelles à l’heure où les acteurs des télécoms du monde entier mènent une course impitoyable pour gagner les parts de marché. Dans ces conditions, quel acteur et quelle protection des données pour la France ?

Retrouvez la retransmission de la conférence en ligne animée par le journaliste Maxime Trédan et les deux intervenants Jacques Moulin, directeur général d‘Idate Digiworld et Gauthier Roussilhe, auteur de La controverse de la 5G.

L’année 2020, marquée par la crise sanitaire, a également été celle du confinement. Dans ce contexte, la question du logement a pris une place prépondérante et le mal-logement tout son sens : sur-occupation, insalubrité, passoire thermique, acoustique défaillante…  La crise sanitaire a contribué à mettre en lumière les inégalités, déjà existantes, en matière d’accès à un logement décent et adapté.

Selon les calculs de l’Union sociale pour l’habitat, entre 65 et 70% de la population française est éligible à un logement social. Or, le temps d’attente entre la demande et son attribution en Ile-de-France est en moyenne de 33 mois, soit près de trois ans.

En parallèle, d’autres dispositifs permettent de limiter le coût du loyer notamment dans le parc privé : encadrement, construction de logements neufs à coût maitrisé, aides personnalisées au logement. Cependant, cet ensemble de mesures ne constitue pas une politique sociale du logement claire et identifiée pour répondre à tous les défis actuels.

La conférence en ligne était animée par la journaliste Antonella Francini et les deux intervenants Catherine Sabbah, présidente de l’institut des Hautes Etudes pour l’Action dans le Logement (IDHEAL) et Eddie Jacquemart, président de la Confédération Nationale du Logement. La web-conférence était retransmise en direct sur la page Facebook de la ville.

La mobilité urbaine est un enjeu crucial aujourd’hui, et le sera encore davantage dans les années à venir. Partage de l’espace public, expansion de l’utilisation des mobilités douces, la nécessaire mise en œuvre d’une offre multimodale de qualité ou encore l’avenir du véhicule personnel sont autant de préoccupations auxquelles les villes doivent d’ores et déjà répondre.

En tant que commune de la Métropole du Grand-Paris, le Kremlin-Bicêtre est particulièrement impacté : prolongation de la ligne 14 dans le cadre du projet du Grand Paris Express, mise en place de la zone à faibles émissions (ZFE), installation de la coronapiste avenue de Fontainebleau font partie des problématiques locales auxquelles la municipalité est confrontée.

A ce titre, une commission a été créée. Depuis février, la commission extra-municipale sur les mobilités réunit des élus, des Kremlinois et des associations pour échanger autour des mobilités et des déplacements au Kremlin-Bicêtre.

Afin de sensibiliser et associer chaque Kremlinoise et Kremlinois, la Ville a proposé une conférence en ligne le Mercredi 23 juin à 20h30 sur la plateforme Zoom, retransmis en direct sur la page Facebook de la ville dans le cadre de la programmation des Assises de l’écologie populaire avec :

  • Mariane Thébert, chercheuse associée au Laboratoire Ville Mobilité Transport
  • Sébastien Bailleul, directeur régional de Wimoov

Animée par Antonella Francini

Le Kremlin-Bicêtre a organisé le 28 novembre 2021 son premier référendum kremlinois annuel. L’objectif, c’est que les Kremlinois décident à la place des élus sur une question d’intérêt général et local. Partant du constat de la nécessité de démocratiser la démocratie, la municipalité souhaite organiser chaque année un référendum local. Qu’est-ce que ce dispositif ? Comment fonctionne-t-il ? En quoi est-il un outil utile au service de l’expression des citoyens ?
Intervenants :

  • Paul Cébille, chargé d’études senior à l’IFOP, spécialisée dans les études d’opinion et les dispositifs de consultations citoyennes
  • Quentin Dupetit, est membre du Conseil d’administration de Démocratie Ouverte 

L’amour n’échappe pas aux codes sociaux. De l’amour courtois il y a plusieurs siècles aux tentatives de « faire la cour », en passant par la galanterie pour arriver aux codes de  la drague actuels, la rencontre amoureuse a toujours eu ses parades. Là où une part d’imaginaire et de liberté est encore possible dans la rencontre amoureuse, la notion de couple est quant à elle plus clairement définie, où le rôle de chacune et chacun serait déjà arrêté « naturellement ». Et s’il y avait différentes manières de s’aimer ? Et s’il était possible de questionner le couple pour le ré-inventer avec son amoureux ou son amoureuse ? Finalement, comment s’aime-t-on aujourd’hui ?

Intervenants :

  • Pascal Lardellier, professeur en sciences de la communication à l’université de Bourgogne (Dijon). Auteur de plusieurs ouvrages de sociologie, dont, notamment, Le Coeur Net. Célibat et amours sur le Web (Belin, 2004), Les Nouveaux rites. Du mariage gay aux Oscars (Belin, 2005), Le Pouce et la souris : Enquête sur la culture numérique des ados (Fayard, 2006).
  • Gilles Tiberghien, philosophe et professeur à l’université Paris-Sorbonne et auteur de Aimer, une histoire sans fin.

En 50 ans, le monde du travail a beaucoup évolué : salarisation importante des Français dans les années 60, acquisition de cinq semaines de congés payés, instauration de la semaine des 35 heures, émergence de nouvelles formes de travail, remise en cause du fordisme et évolutions managériales, apparition de nouveaux métiers, augmentation de l’auto-entreprenariat, enjeu de formation, multiplication des reconversions professionnelles, apparitions de nouvelles maladies professionnelles, banalisation du  télétravail… et demain, à quelles mutations pour le monde du travail devons-nous nous attendre ?

Intervenants :

  • Sophie Bernard, titulaire d’un doctorat de l’Université Paris Nanterre, elle est chercheure à l’Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales (IRISSO) depuis 2006 et membre Junior de l’Institut Universitaire de France depuis 2015. Autrice de Le nouvel esprit du salariat, elle est également professeure de sociologie à l’Université Paris Dauphine depuis 2017. Ses recherches portent sur la sociologie du travail et de l’emploi.
  • Jean-Yves Boulin, chercheur associé à l’IRISSO, il est membre d’ATEMIS (Laboratoire privé fondé par des économistes, ergonomes, sociologues et consultants sur le thème de l’Analyse du Travail et des Mutations de l’Industrie et des Services – ATEMIS) et également vice-président de l’association Tempo territorial. Il travaille notamment sur le temps de travail. Il a co-écrit ce sujet Les batailles du dimanche.

Les fake news sont des informations délibérément mensongères diffusées par un média ou un réseau social afin d’influencer l’opinion. Ces fausses informations se propageraient jusqu’à six fois plus vite que les vraies, alimentant par la même occasion les théories du complot. Comment une fausse information se crée-t-elle ?
Dans quel but ? Comment démêler le vrai du faux ?

Intervenants :

  • Nadjet Ghemzi de l’association FakeOff, première association de journalistes issus essentiellement du monde de l’audiovisuel à s’engager pour le développement de l’esprit critique et la lutte contre la désinformation de masse chez les jeunes. Nadjet est journaliste d’investigation et grand reporter pour les chaînes de télévision françaises et internationales, elle a notamment réalisé des reportages et documentaires pour France Télévision, M6, Arte et Al Jazeera.Elle a rejoint l’association Fake Off en 2015 après les attentats de Charlie Hebdo.
  • Philippe Granarolo, philosophe, auteur de Fake News et post vérité.

L’idée de congés payés naît dans les années 1920. Il faudra attendre une ordonnance du 16 janvier 1982 pour promulguer le droit aux cinq semaines de congés payés. Dès lors, que faire de ce temps libre retrouvé ? Est-on obligé de partir juste pour faire comme les autres ? Comment fait-on quand nous n’avons pas les moyens de partir en vacances ? Existe-t-il un droit aux vacances ? Comment contrer l’injonction sociale au voyage ? En somme, qu’attendons-nous des vacances ? 

Pour en parler : 

  • Marc Pili, délégué général de Vacances Ouvertes
  • Aurélie Condevaux, maître de conferences à l’institut de Recherche et d’Etudes Supérieures du Tourisme (l’IREST) à l’Université Paris 1 Panthéon- Sorbonne et membre de l’Equipe Interdisciplinaire de Recherches sur le Tourisme (l’EIREST). 

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