L’associé doit opter pour que ses dividendes soient soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Pour opter, il doit cocher la case 2OP du formulaire cerfa n° 2042 au moment de sa déclaration de revenus.
Lorsque les dividendes sont imposés selon le barème progressif, un abattement de 40 % est appliqué en amont. Autrement-dit 40 % des dividendes ne sont pas soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cet abattement ne s’applique pas à tous les revenus appartenant à la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.
À noter
S’il décide d’opter pour que ses dividendes soient imposés au barème progressif, l’option s’applique à toutes les sommes perçues dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers et plus-values de cession de valeurs mobilières (intérêts des comptes courants d’associés, etc.).
Une fois l’option prise, les dividendes sont intégrés aux revenus imposés au barème progressifde l’associé. S’il dispose d’autres revenus imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu, tous ses revenus sont additionnés pour être imposés ensemble au barème progressif.
Un abattement de 10 % est appliqué sur ces revenus avant imposition pour prendre en compte les frais professionnels courants de l’associé . Il s’agit par exemple des dépenses de déplacement entre le domicile et le travail, des frais de restauration sur le lieu de travail.
À noter
L’associé peut opter pour qu’à la place de l’abattement de 10 % , ses frais professionnels soient déduits pour leur montant réel. Il doit cependant garder tous les justificatifs de ses dépenses professionnelles.
En fonction du montant des revenus, l’administration fiscale applique le barème progressif suivant :
Attention
Dans l’attente de l’adoption d’un budget pour 2026, une loi spéciale n° 2025-1316 du 26 décembre 2025 permet d’assurer le fonctionnement des services publics. Elle reconduit les dispositions budgétaires de 2025 jusqu’à l’adoption d’une loi de finances pour 2026.
Dans le cadre des débats parlementaires sur le budget 2026, le gel du barème de l’impôt sur le revenu est envisagé, à l’exception de la première tranche (taux de 11 % ), dont la limite supérieure serait relevée de 11 497 € à 11 612 € afin de l’indexer sur l’inflation. À ce stade, cette évolution ne constitue donc pas une disposition législative en vigueur.
Dans cette attente, les informations présentées dans cette fiche restent valables.
Barème progressif applicable aux revenus de 2024
Jusqu’à 11 497 € |
0 % |
De 11 498 € à 29 315 € |
11 % |
De 29 316 € à 83 823 € |
30 % |
De 83 824 € à 180 294 € |
41 % |
Plus de 180 294 € |
45 % |
Une fois que chacun des taux est appliqué sur les différentes tranches couvertes par les revenus de l’associé, un taux unique est déterminé et appliqué chaque mois. Les impôts sont ensuite prélevés à la source par l’administration fiscale.
Plus d’informations sont disponibles sur la fiche consacrée au prélèvement à la source.
À savoir
Le prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL) n’est pas forcément égal au montant de l’imposition au barème progressif des revenus de capitaux mobiliers de l’associé. Si l’acompte versé est supérieur au montant de l’impôt, l’excédent est remboursé à l’associé.