La vidéo-protection arrive au Kremlin-Bicêtre

La ville du Kremlin-Bicêtre met en place un dispositif de vidéo protection de la voie publique. Toutes les réponses à vos questions sur ce projet.

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© Alan Levine

Le projet

La ville a décidé de prolonger sa démarche de vidéo-protection et de créer un dispositif complet comprenant l'installation de caméras de vidéo-protection sur la voie publique mais aussi un centre de supervision urbaine. Les opérateurs de ce centre visionneront en temps réel les images et pourront déclencher l'action la plus adaptée à la situation en faisant appel si nécessaire aux forces de police, aux secours ou encore aux agents municipaux. Jusqu'à aujourd'hui, 15 bâtiments communaux sont déjà équipés avec 66 caméras, alarmes et dispositifs de levée de doute. Il s'agit d'étendre cette démarche à la voie publique ainsi qu'à d'autres sites.

Les caméras seront positionnées sur des mâts, existant ou à créer, protégés contre les actes de vandalisme, en tenant compte de l'angle de vue et des éventuels obstacles comme des poteaux ou des arbres. Les images seront transmises au centre de supervision urbaine par ondes radio ou fibre optique (encore à définir).

Les caméras seront, dans un premier temps, installées sur les grands axes de la ville, à savoir l'avenue de Fontainebleau, l'avenue Eugène-Thomas, la place de la République et l'avenue Charles Gide. Dans un second temps, seront aussi équipés les établissements scolaires, les squares, le Parc Pinel et les installations sportives.

Les objectifs

La vidéo-protection au Kremlin-Bicêtre a pour but de lutter contre la délinquance (trafic de stupéfiants, incivilités, vols...) et réduire le sentiment d'insécurité. Il s'agit d'un outil de veille et d'appréciation des situations qui permet de surveiller l'espace public, dissuade le passage à l'acte et aide les forces de police à l'investigation par l'identification des auteurs d'infraction. Les caméras permettront aussi la vidéo-verbalisation pour les infractions routières et le stationnement gênant.

Calendrier prévisionnel

  • Mai 2015 : procédure de marché public
  • Fin de l'été 2015 : notification de l'entreprise retenue dans le cadre du marché lancé
  • Automne 2015 : lancement des travaux de déploiement du réseau et génie civil
  • Fin d'année 2015 : mise en service des premières caméras et du centre de supervision urbaine
  • Années suivantes : extension progressive du dispositif avec l'ajout de nouvelles caméras

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Vos questions

  • Combien de caméras seront installées ?

60 à 80 caméras seront déployées progressivement à partir de l'automne 2015.

  • Qu'est-ce que le centre de supervision urbaine ? (CSU)

Ce centre permet la visualisation des images en temps réel par des agents. Ces images sont enregistrées et conservées entre 15 jours et un mois puis détruites. Les agents opérateurs vidéos pourront ainsi orienter les forces de police nationale ou municipale, les secours ou les services municipaux, en fonction de l'évènement.

  • Quels sont les moyens humains mis en place ?

Le dispositif de vidéo-protection au Kremlin-Bicêtre prévoit un partenariat avec la police nationale, la réorganisation du Service Tranquillité Urbaine notamment par le recrutement de 15 agents opérateurs vidéo et d'un responsable, l'apparition de correspondants de nuit ainsi que la mise en place d'actions spécifiques pour prévenir la délinquance dans le cadre du Schéma Local de Sécurité Publique, notamment envers les jeunes avec le recrutement de médiateurs supplémentaires.

  • Quelle est la différence entre les différents modes de transmission d'images possibles : radio / fibre ?

Les ondes radio nécessitent peu de travaux mais ont des contraintes importantes en termes d'obstacles à la transmission des images. La fibre optique, elle, offre la meilleure qualité d'images et nécessite moins de maintenance mais ce dispositif est onéreux et demande des travaux de génie civil importants.

  • Qu'en est-il de la vie privée et de la protection des données ?

Le dispositif est soumis à l'autorisation préfectorale de 5 ans et doit être déclaré à la CNIL ainsi qu'à la mission départementale de sécurité. Aucune cession ni visionnage des images par un organisme privé n'est autorisé. Les caméras sont équipées de caches afin d'occulter les façades privées et ne montrer que la voie publique. Seul un juge pourra demander à les retirer, dans le cadre d'une enquête judiciaire, garantissant la protection des libertés individuelles. Tout individu dispose du droit de visionnage des images sur lesquelles il apparaît. Ces dernières sont conservées pendant 1 mois puis détruites.

  • Quel sera le coût de ce dispositif ?

Le budget du dispositif s'élève à 450 000€ indexés au budget sur deux ans.

  • Quelles actions seront mises en oeuvre pour fluidifier le stationnement dans la ville ?

Les caméras qui seront installées permettront la lecture des plaques d'immatriculation en temps réel. Cela permet au procès verbal d'être dressé directement par l'agent opérateur vidéo. De plus, la ville incite aussi les bailleurs à équiper les parkings privés et à les sécuriser afin de permettre aux propriétaires et locataires de ne plus se garer sur la voie publique et ainsi libérer l'espace.

  • Qu'en est-il du déploiement de la fibre optique ?

L'installation des caméras nécessite la création de fourreaux souterrains qui pourraient être utilisés pour faire passer la fibre optique dans les habitations. La municipalité fait pression sur les opérateurs pour qu'ils installent la fibre optique sur l'ensemble de la ville mais les décisions d'investissements leur appartiennent.

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